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Des nouvelles !

Je n’ai pas écrit ici depuis bien, bien longtemps. Pas seulement ici, d’ailleurs : il y a plusieurs personnes qui attendent toujours un courriel de ma part ! Il y a plusieurs raisons à cela, du moins pour ce blog : tout simplement, je n’avais rien à dire, ou alors j’étais occupée à autre chose. Car si je n’écris guère ici, cette année est pour moi assez exceptionnelle concernant la fiction, alors je commencerai par là.

Ce que j’écris

Mon roman grossit à vue d’œil, et je ne vous parle même pas de la fan-fiction sur Fairy Tail, qui a enflé comme… Attendez, j’essaie de trouver une métaphore adéquate. Comme quand on laisse une casserole de lait sur le feu : dès que ça bout, ça déborde à vitesse grand V. Non, je ne suis toujours pas persuadée du bien-fondé de cette métaphore. Surtout pour un yaoi. Bref !

Un mot concernant le roman, provisoirement intitulé Failles-Mortes, du nom d’une vieille forteresse, mélange de Dros Delnoch dans Légende de David Gemmell (qui reste un roman très cher à mon cœur) et de Fort-Céleste dans Dragon Age : Inquisition. J’ai dû commencer à l’écrire au printemps 2016. Il y a eu des périodes de traversée du désert. Là, je suis dans les trois cent pages et force est de constater que je suis encore très loin d’en avoir terminé ! Mais je vous en parle quand même, histoire que vous ayez une idée de ce qui occupe une bonne partie de mes soirées : il s’agit d’un roman de fantasy, ça tire un peu du côté de l’heroic fantasy, mais c’est loin de ressembler à un David Gemmell (que je lis beaucoup en ce moment). Des batailles, des combats, il y en a, mais il ne s’agit pas du centre du roman. Nous sommes dans un monde technologiquement médiéval. Pas de magie à proprement parler, mais des « esprits », des créatures mystérieuses, invisibles, qui ont le pouvoir de modifier le réel à leur gré, de posséder les gens, et qui ont une fâcheuse tendance à se foutre de la gueule des humains.

Dros Delnoch, par Didier Graffet.

Dros Delnoch, par Didier Graffet.

En très gros, le roman est l’histoire des relations complexes entre les humains et ces entités. J’ai une demi-douzaine de personnages principaux, dont la vision du monde diffère, et donc dont les intérêts divergent. Que penser des esprits ? Faut-il chercher à les contrôler ou à cohabiter ? Vous ajoutez à ça de sombres histoires de famille, des histoires d’amour, des problèmes d’estime de soi et l’obsession de la quête de sens, de justice et de stabilité dans un monde qui ne cesse de changer – littéralement – à cause des esprits, et voilà la matière de base de mon livre.

Inutile de faire un résumé, puisque je n’ai pas terminé, mais voici comment tout ça commence : Sophia, gardienne d’une antique citadelle du nom de Failles-Mortes et liée aux esprits par un pacte dont elle a seule connaissance, est assassinée. En effet, une armée menée par une coalition de représentants de vieilles familles nobles dont les lignées et la gloire sont en train de s’éteindre cherche à s’emparer de la forteresse, persuadée qu’elle y trouvera le pouvoir nécessaire pour rétablir une forme de domination humaine sur un monde qui leur échappe. Trois personnages arrivent sur les lieux presque en même temps que la coalition, mais pour des raisons totalement différentes : un duo de voleurs en quête d’un trésor et un alcoolique possédé en quête de solutions pour se débarrasser de ses hôtes indésirables. Et je ne préfère pas en dire davantage, sachez juste qu’il y a au programme des voyages dans des terres exotiques, des « confessions au coin du feu » dans l’esprit de Warcraft le film mais hopefully en beaucoup mieux, des scènes de sexe torrides (pas si nombreuses que ça, mais bon, on ne se refait pas), et des questionnements et remises en question torturés qui ne surprendront probablement pas ceux qui me connaissent bien.

Voilà. Il me faudrait un agent pour me vendre, non ? Parce que si j’agrafe cette présentation-là à mon manuscrit pour de futurs éditeurs, je suis pas sûre qu’ils prennent…

Oh, et note pour Kalys : attends avant de lire le chapitre sept, Fertesol, je l’ai tellement bricolé qu’il vaut mieux que je te le renvoie avec le chapitre huit, dans l’ordre, et avec une meilleure présentation, je sais comment faire maintenant :)

fanfictionEt pour la fan-fiction, eh bien… J’ai déjà dit que c’est un yaoi (qui comprend aussi quelques scène yuri, soit dit en passant), et que c’est une fan-fiction de Fairy Tail. Donc j’ai déjà dit tout ce qu’il y avait à dire dessus (ce qui ne m’empêche pas d’en être très fière!). Ah, et c’est un Gratsu, les true sauront ce que ça signifie. Si ça vous intrigue, c’est accessible si vous avez plus de dix-huit ans. Ou si vous prétendez avoir plus de dix-huit ans. Personnellement, je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit de choquant dans ce que j’écris, mais là tout de suite, je n’ai pas envie de me lancer sur un débat sur la censure (bien que j’aie beaucoup de choses à en dire, disons simplement que ce sera pour un autre billet !).

Quand je travaille !

Parce que ça m’arrive, parfois, entre deux scène de yaoi. Les traductions, donc ! J’ai le plaisir de vous dire que ça va bien sur ce plan ! Depuis le début de l’été, je travaille régulièrement avec Exequo, agence française de localisation jeux vidéo. Actuellement à mon palmarès, Outreach, un « walking-simulator », paraît-il qu’il faut appeler ça, et vu que je l’ai traduit en entier, je peux vous dire que vous allez aimer l’intrigue, originale et flippante, Durango, jeu de survie coopératif sur mobile dans un monde avec des dinosaures (trop vaste pour un seul traducteur, on était plusieurs) et Surviving Mars (pareil, à plusieurs), jeu de gestion où il s’agit d’installer une colonie viable sur Pluton. Mais non, sur Mars, évidemment ! J’ai vu que vous ne suiviez pas.

durangoParallèlement, je continue mon travail de sous-titrages pour Visual Data, et le principal client reste Netflix (qui apparemment ont vraiment nagé dans la panade avec leur histoire de test. Et oui, je sais que « nager dans la panade », ça n’existe pas.). En ce moment, encore des vérifications de sous-titres Star Trek, sinon, des séries Disney, des émissions de bagnoles (Drive, oh my god. Si vous êtes fans de voitures, je vous déconseille mes traductions) et de cuisine (Mind of a Chef, ou la branlette pour les fins gourmets) ont été mon boulot quotidien ces derniers mois.

Mes revenus en traduction, quoique toujours un peu justes, m’ont permis de me détacher de toute activité de rédaction. Quitte à bosser dur, j’en ai eu assez de bosser pour des clopinettes, alors j’ai tout arrêté pour me consacrer à la traduction et à l’écriture.

Nouvelles en vrac

  • Esprit critique m’en a donné la confirmation : j’ai un alignement chaotique bon. Chouette vidéo, merci F. !

  • Bonne nouvelle : je crois que mes voisins ont disparu par le portail qui s’est ouvert entre notre monde et le suivant à Halloween et ont été remplacés par des fantômes. Je ne vois aucune autre explication rationnelle au silence qui règne dans l’immeuble.

  • Je regarde trop de films d’horreur. Mais je n’en suis pas encore au point d’avoir vu celui avec Ben Laden qui revient en zombie. Quoique, « The Axis of Evil Dead », c’est tellement bien trouvé que je devrais peut-être.

axis of evil dead

  • Je regarde Log Horizon, et c’est bien, même très bien. J’ai passé tout un épisode à pleurer.

  • Je ne regarde toujours pas, mais je suis devenue totalement accro à l’OST de Naruto Shippuden. Yasuharu Takanashi!! C’était le nom d’un compositeur crié par une fan, pas une insulte en japonais, au cas où vous auriez un doute.

  • J’ai découvert le sens de la vie. Mais je ne vous dirai rien.

Kata ton daimona eaytoy.

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Quoi de neuf ? Dernières traductions et actualités

Juste un petit billet pour vous dire ce qui se passe.

Je suis en train de préparer un billet pour la catégorie Creepy Nights, où je vais continuer ma chronique du catalogue horreur de Netflix sous l’angle d’une problématique : la réception des films d’horreur pour les amateurs pas encore blasés mais bien rodés du genre.

Cependant, je peine à l’écrire non pas parce que c’est compliqué, mais parce que j’ai beaucoup à faire ces temps-ci. Mes employeurs indiens et californiens de Visual Data me mettent la pression pour traduire une série de documentaires massifs pour le compte de Netflix. J’ai déjà entamé un cycle de trois semaines de boulot 7/7j. De l’évolution d’homo sapiens à la Deuxième Guerre mondiale, j’apprends plein de choses passionnantes, et je vous invite d’ailleurs, pour les abonnés, à faire un tour dans la section « documentaires » de Netflix, qui s’agrandit à vue d’œil et pour laquelle j’ai pas mal travaillé ces derniers temps (notamment pour la traduction du documentaire sur les Rolling Stones Crossfire Hurricane et celui sur le personnage plus qu’étrange de John McAfee (Gringo, The Dangerous Life), créateur du premier antivirus au monde). Et non, ce n’est pas « corporate », Netflix n’est pas mon employeur, simplement, je suis fière de mon boulot, et je trouve ces documentaires réellement intéressants :) J’en ai aussi fait un sur Joe Cocker et sur Bruce Springsteen, pour les amateurs.

C'est pour ça que ça existe, les traducteurs professionnels.

C’est pour ça que ça existe, les traducteurs professionnels.

Notons d’ailleurs ceci : si je vous en parle ouvertement, c’est que j’en ai le droit. D’ordinaire, dans l’industrie de la traduction, on a l’habitude d’être des petites mains de l’ombre sous-payées qui n’ont même pas l’insigne honneur de revendiquer leurs propres traductions. Dans le monde de l’audiovisuel, les choses changent. La norme est devenue d’indiquer le nom du traducteur à la fin de la vidéo. J’ai été très surprise quand mon employeur me l’a annoncé : je suis habituée aux pas en arrière, pas aux avancées. Pour la première fois dans ma jeune carrière, je peux revendiquer ouvertement être l’auteure de ces traductions, alors je ne m’en prive pas. Sur ce même sujet, je prévois un article sur la localisation du jeu Torment: Tides of Numenera, mais pour cela, il faudrait que j’ai le temps d’y jouer, ça va donc devoir attendre. Pourquoi ? Parce qu’on m’a proposé de traduire ce jeu pour 0,04 € du mot, 4 500 mots par jour, avec cette précision apportée par mon collègue qui m’en parlait : « la trad est parfois à réécrire, parfois non. » Il s’agissait en fait de revoir une traduction complètement loupée, et je sais par expérience que ce genre de travail demande souvent plus de temps qu’une simple traduction. Autant vous dire qu’à ce rythme-là, à ce volume-là, avec une deadline d’un mois (sur un RPG old-school, autant dire la taille d’un roman en terme de texte), c’était payé une misère. Le projet a été annulé : ils ont trouvé moins cher. Ce genre de mésaventure dénote pour moi un profond malaise dans le métier, et j’aurai l’occasion de revenir là-dessus en temps voulu.

À côté des activités professionnelles prenantes, j’avance sur mon roman déjà vieux de presque un an, mais fort d’environ 130 pages et très loin de se terminer, et je m’adonne de nouveau aux plaisirs de la fan-fiction avec un yaoi à base de Fairy Tail que je publie ici (quatrième chapitre en cours d’écriture !). Et dans ce qu’il me reste de temps… je dors et je regarde Full Metal Alchimist… Et tout ça, c’est sans compter Mass Effect: Andromeda qui arrive dans quelques jours. Après, j’ai toujours le temps pour un café ou une petite mousse, pas d’inquiétudes ! J’espère que vous allez bien, en tout cas !

Edit du 21 mars : j’ai oublié de vous annoncer quelque chose qui me tenait à cœur. J’ai enfin pu lâcher l’un de mes employeurs chez qui je m’ennuyais depuis deux-trois ans à écrire des articles en rédaction web, payés une misère, grâce à la remontée fulgurante de mes revenus associée à mon travail en sous-titrage. J’ai passé mes trois premières années post-diplôme dans une grosse galère professionnelle et financière, jusqu’au point où j’ai très sérieusement envisagé la réorientation, et je rêvais de voir ce jour arriver. Comme quoi parfois, l’acharnement, ça paie.

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Nourritures spirituelles de novembre [Fairy Tail]

Hum… Alors en fait, à l’heure où je commence ce billet, je prends des vacances dans deux jours. Le billet ne sera probablement publié qu’au moment où lesdites vacances commenceront. Ce billet, qui conjugue normalement plusieurs domaines artistiques, va cette fois-ci être totalement monomaniaque, et ceci parce que ces temps-ci, quand je ne travaille pas, ne dors pas, ne joue pas (Skyrim nouvelle édition !) ou ne passe pas ma soirée à discuter à bâtons rompus sur le sens de la vie, l’élection de Donald Trump, ou encore les aléas si agaçants et frustrants du monde du travail, je regarde Fairy Tail. J’ai passé deux mois de folie niveau boulot, mon environnement et mon visage se sont progressivement dégradés, et là je vous écris depuis ce qui semble être l’avant-poste du champ de bataille : sur mon bureau, les bouteilles de bière côtoient étrangement un flacon de ciboulette vide, des sous épars, des prospectus en pagaille comme si l’office de tourisme venait d’exploser (cf mon nouveau boulot auprès du Petit Futé), une boîte de doliprane, l’éternelle tasse à thé, une prodigieuse accumulation sur le chevalet de lecture mêlant en vrac cartes de ma main pour mon roman en cours, guidelines Netflix pour mon boulot de sous-titrages (vérification des sous-titres de Star Trek), ainsi notes et brouillons pour ma collection Trois heures du matin.

Bref ! Il n’y a pas très longtemps, je m’ennuyais sur Netflix et je désespérais de trouver quelque chose qui accroche vraiment mon attention. Désireuse de découvrir un peu plus l’animation japonaise, j’ai opté pour Fairy Tail, qui me semblait correspondre à ce dont j’avais besoin : magie, fantasy, humour décalé.

Dès le premier épisode, j’ai flashé. Et je suis devenue très vite complètement fan :)

Bon, si vous êtes fans de manga, sachez qu’il s’agit d’un shonen. Genre qui, à en croire mon compagnon, est extrêmement codifié. Mais, toujours d’après lui, et d’après ce que je lui ai raconté et les épisodes qu’on a vus ensemble, celui-là est un peu à part. Il s’amuse avec les codes du genre et les décale. Contrairement à la plupart des shonen, il n’y a pas à proprement parler un héros. Natsu (le petit mec aux cheveux rose ci-dessus) peut être vu comme le personnage principal, mais il me semble que Lucy (en tenue d’écolière bleue) l’est tout autant, et tous les autres personnages présents sur l’image, et bien d’autres, sont développés au fur et à mesure de l’histoire, et chacun a droit à un épisode, ou une série d’épisodes, qui revient sur son passé, ou tout simplement à un arc narratif dont il est le personnage principal.

En deux mots, le pitch de Fairy Tail

Alors de quoi ça parle, Fairy Tail ? Ça se passe dans un monde fantasy où la magie fait partie du quotidien des gens. À peu près n’importe qui peut apprendre à la maîtriser, et en faire son métier. Ainsi, on a un royaume où fleurissent les guildes de mages, qui sont en fait des mercenaires magiques. Ils effectuent des missions diverses et variées pour de l’argent. L’histoire commence avec Lucy, dont le rêve est d’intégrer la guilde de Fairy Tail. À son arrivée, elle s’aperçoit qu’il s’agit d’une guilde extrêmement soudée remplie de mages excentriques. Quand ils ne travaillent pas (et ça arrive souvent, car ils sont flemmards), ils passent leur temps à boire et à se bagarrer dans le QG de la guilde. Très vite, elle se lie d’amitié avec Natsu, un mage du feu élevé par un dragon, ainsi qu’avec Erza et Grey. Une équipe se forme et c’est parti pour de folles aventures.

Ne me demandez pas pourquoi la guilde s’appelle ainsi, je crois que je n’ai jamais compris l’explication donnée à plusieurs reprises au fil des épisodes :)

Kawaii !!

Il y a un petit moment, j’écrivais ici un article sur le kawaii. Il y a largement de quoi le mettre à jour avec cette série, et notamment avec Happy, qui me fait complètement fondre, surtout dans cet épisode où il est déguisé :

happy4sans-titreLes personnages

La série propose tout un tas de personnages aussi attachants les uns que les autres. Il y a Gajeel, le chasseur de dragon d’acier, et sa manie d’improviser des concerts à base de voix blues et de « shoubidou-bidou-wah ». Grey, le mage de glace qui passe son temps à se désaper (charmante habitude) et à se battre avec Natsu sans raison valable. Natsu, justement, son enthousiasme et son optimisme inébranlables, son tempérament hyperactif et ses crises d’hystérie. Lucy, susceptible, adorable, copine avec des esprits aussi variés qu’un homme-cheval (et non, il ne s’agit pas d’un centaure), une divinité aquatique revêche, un bonhomme de neige de compagnie, ou encore une soubrette sado-maso. Erza, qui associe une discipline de fer à un mental en béton armé, qui prend tout extrêmement au sérieux tout en étant à sa façon complètement kawaii.

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La musique de Fairy Tail

Il y a un autre truc que j’adore dans cette série, c’est sa musique ! Efficace, dynamique, elle sait toujours vous prendre aux tripes aux moments forts de l’aventure. J’ai toujours les larmes aux yeux dans les épisodes où revient ce thème, et j’ai l’impression qu’il participe autant à l’émotion qu’à ce qui se déroule dans l’épisode. Mais bon, il faut dire que quand on veut me faire pleurer, il suffit de me mettre du biniou et des percus militaires et l’affaire est conclue 😉

De Buffy contre les vampires à Fairy Tail : l’éternelle adolescence

Quand j’avais douze-treize ans, à l’époque où j’enregistrais la Trilogie du samedi soir sur M6 sur VHS, j’étais une énorme fan de Buffy. Il y avait un peu plus que le fait que j’adorais la série. Comme Dragon Age et maintenant Fairy Tail, c’était pour moi l’une de ces fictions qui vous remontent le moral et vous aident à voir les choses sous un meilleur jour. Je sais à quel point ça peut paraître bébête, et peut-être que ça l’est, mais certaines fictions ont pour moi ce pouvoir magique de vous donner de la force pour le quotidien. Buffy, c’était cette jeune fille paumée qui détestait les vampires et pourtant en tombait amoureuse, et qui quoi qu’il arrive sortait toutes les nuits pour accomplir ce devoir qu’elle réprouvait. C’était le courage à l’état brut, l’humour qui désamorce le pire, le décalage offert par la fantaisie et l’imagination, un espace où les personnages apprennent à devenir eux-mêmes et à maîtriser leurs pouvoirs… ou leur absence de pouvoir. Fairy Tail, pour moi, c’est pareil. Comme je le disais en début d’article, Fairy Tail est un shonen, un genre qui s’adresse aux adolescents. De même, Buffy démarre à l’époque où les personnages sont au lycée. Je crois que dans ces deux fictions, c’est ça qui me touche : ça parle aux gens qui sont perdus, qui ont la flamme et qui se brisent les ailes, ça parle aux gens qui sont enterrés sous le carcan des convenances sociales, à ceux qui ne cessent jamais de rêver et cherchent une porte de sortie pour ne pas subir la mort lente de l’âge adulte.

buffy

fairy-tail-ile-de-tenroAlors oui, comme tous les shonen (si j’ai bien appris ma leçon), Fairy Tail vous parle du pouvoir de l’amitié. Mais il vous en parle bien, comme Buffy. L’obstination complètement dingue des personnages finit par devenir contagieuse. Et comme la série use à foison d’un humour très « méta » (coucou les Inrocks et Télérama !), le ton reste léger, sans trop se prendre au sérieux. C’est peut-être ce décalage qui fait aussi que les moments solennels et tristes sont si poignants. Si on me demandait ce qui fait pour moi qu’une fiction est bonne, la réponse serait très simple : je prends mon pied quand une œuvre, quelle qu’elle soit, parvient à me faire passer du rire aux larmes. Parce que je sais que j’ai l’air d’une grosse sensible avec mes derniers billets blog, et c’est sans doute le cas, mais il faut savoir que ce n’est pas souvent que j’éclate de rire et verse des larmes sur la même œuvre.

Je vous invite donc à jeter un œil, si ce n’est déjà fait, sur cette série, en espérant que ça vous amuse autant que moi !

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