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21 ans de BioWare, mon palmarès !

Cette année, BioWare a eu 21 ans, et moi 29, et j’ai décidé de me faire plaisir en revenant sur tout ce que j’aime. Attention, ceci est un billet de fan girl (mais pas que…). Et puis, en ces temps troublés, ça fait pas de mal de penser à des trucs réjouissants :)

*

J’ai acheté mon premier jeu BioWare sans le savoir il y a bien dix ans de cela, et je l’ai oublié dans un tiroir jusqu’à ce que je m’en souvienne très récemment et que je m’y mette enfin. C’était Knights Of The Old Republic  (KOTOR pour les intimes). Mais ma véritable histoire avec BioWare n’a que deux ans. En décembre 2014, j’ai commencé à jouer à Dragon Age: Origins, j’ai enchaîné sur le deuxième, puis le troisième, et après, je me suis enfilé la trilogie Mass Effect, que j’ai faite deux fois entièrement (trois fois ME2, et deux fois et demi ME3, que je n’ai pas re-re-terminé encore). Et je ne préfère par divulguer le nombre de fois que j’ai fait DA… Sachez simplement que j’ai plus de 500 heures au compteur… seulement pour Dragon Age: Inquisition 😀

En plus de cela, j’ai fait KOTOR 1 et 2, et commencé Jade Empire. J’ai beaucoup aimé KOTOR 1, mais je n’ai rien compris à KOTOR 2, et j’avoue d’ailleurs qu’il a pas mal joué avec mes nerfs, mais pas dans le bon sens du terme (et d’ailleurs ce n’est pas BioWare, mais Obsidian Entertainment qui en responsable).

Mon jeu BioWare préféré

dragon_age_originsmass-effect-3Je ne peux pas vraiment répondre à cette question. Disons qu’objectivement, c’est Mass Effect 3, mais sentimentalement et émotionnellement, c’est Dragon Age: Origins qui l’emportera toujours. En fait, pour faire simple, Mass Effect 3 est le meilleur jeu auquel j’ai jamais joué, MAIS, je préfère l’univers, l’esthétique, et les personnages de la série DA.

Dans les détails, maintenant.

Pourquoi Dragon Age ?

En 2014, je ne disposais que de Mordin (c’est ainsi que j’appelle mon ordinateur portable, baptisé d’après Mordin Solus, le Galarien de Mass Effect). Et Mordin n’était pas capable de faire tourner Dragon Age: Inquisition, qui venait de sortir. Comme je bavais sur l’écran de mon compagnon de l’époque, celui-ci m’a dit : pourquoi ne jouerais-tu pas à Dragon Age, premier du nom ? Je savais que j’aimais les jeux de rôle sur PC, alors je me suis dit, pourquoi pas. Et voilà. Il a amèrement regretté sa recommandation par la suite, mais pas moi 😉 Parce qu’une fois que je suis tombée dans la marmite, je n’en suis pas ressortie. Dragon Age: Origins n’est pas un jeu absolument incroyable ni au niveau de son scénario, ni de son gameplay. Et pourtant, j’ai eu le coup de foudre.

dragon age origins

Rough day in Thedas

J’imagine que cela tient à la fois au fait que j’ai véritablement découvert à cette occasion le RPG sur PC, avec une vraie histoire et des dialogues à foison et tout. Parce qu’avant DA, pour moi c’était Skyrim (un faux RPG à bien des égards, mais je ne vais pas développer ici), Heroes of Might and Magic (c’est un jeu de stratégie mais il a une dimension RPG), et Might and Magic tout court (un RPG plus old school, mais plus basé sur l’univers que sur les personnages). Et voilà, en fermant cette parenthèse, j’y viens, à ce qui a fait de DAO une petite révélation pour moi : les personnages.

J’ai adoré ce fameux campement où l’on pouvait revenir à tout moment pour discuter avec nos compagnons de route et en apprendre davantage sur eux. Je n’avais pas de simples coéquipiers en deux dimensions, définis par leur fonction dans le groupe, mais de véritables personnes avec leur passé, leurs manies, leurs propres opinions, et leurs propres aspirations. J’ai passé des heures à discuter avec mes compagnons. Tous.

Je me souviens d’ailleurs d’une soirée entière à l’occasion de laquelle j’ai passé outre mon agacement vis à vis d’Alistair, et où je l’ai écouté parler de la Garde des Ombres. Et je ne me suis pas ennuyée une seule minute. Parce que ces séquences de dialogue ne servent pas seulement à mieux connaître ses compagnons, à obtenir leur approbation, ou à développer une romance avec eux (la romance était une grande nouveauté pour moi dans un RPG et j’admets que j’adore ça). Non, ces séquences ont également pour but de nous immerger dans un univers pensé de A à Z.

 

David Gaider, ce héros

David_Gaider_-_DAII_promotionDavid Gaider était le scénariste en chef de la série Dragon Age (il est parti après Inquisition). Et visiblement, ce monsieur avait de la suite dans les idées. J’ai tourné les trois opus dans tous les sens, et partout où je regarde, la cohérence de l’univers ne cesse de me frapper. Il m’est difficile d’imaginer une autre hypothèse que celle qui suit : au moment de la sortie de Dragon Age: Origins, l’intégralité de l’histoire, au moins jusqu’à Inquisition, était écrite. J’ai voulu aller plus loin et j’ai lu trois romans de David Gaider : The Stolen Throne, The Calling, et Asunder. Seul le premier (sous le titre Le Trône volé, traduit par Fabrice Lemainque) a été édité en français au sein de la collection Gaming,  chez Milady (une collection/filiale du plus grand éditeur de l’imaginaire français, Bragelonne). Outre le fait que j’ai passé un excellent moment à découvrir la plume de David Gaider en tant qu’écrivain et non en tant que scénariste, j’ai découvert d’autres aspects de son univers, et j’en ai appris beaucoup sur les coulisses de la série de DA. J’ai contacté Bragelonne pour leur proposer de traduire les autres romans de David Gaider, mais je n’ai pas obtenu de réponse. Mon maître Yoda personnel de la traduction, Jean-Daniel Brèque, m’a dit que c’était sans doute parce que les bouquins ne se vendaient pas assez. Fuck it. Un jour, j’achèterai les droits moi-même, si c’est ce qu’il faut. Ce n’est pas seulement parce que je suis une fan de Dragon Age, c’est que David Gaider est un romancier de talent, et je trouve dommage de laisser ces œuvres inconnues pour le public francophone, d’autant qu’elles apportent beaucoup à l’univers de Dragon Age et que, du coup, ça peut potentiellement intéresser plein de gens.

Dans les deux premiers volumes, The Stolen Throne etThe Calling, on découvre l’histoire de Maric, le père du roi Cailan que l’on rencontre au début de Dragon Age: Origins (le grand blond sympa mais un peu naïf). Dans ces deux livres est notamment révélée la véritable personnalité de votre antagoniste dans DAO, Loghain, ainsi que le passé de Fiona, que l’on retrouve en tant que grande enchanteresse dans DAI, mais qui était autrefois Garde des Ombres… Autant dire que ça a changé mon expérience de jeu et que mes intuitions à propos de Loghain étaient justes :)

 

Après, Garrus est arrivé. Garrus, c’est le nom que je donne à mon ordinateur fixe, parce qu’il est susceptible et qu’il aime les calibrages (cf Mass Effect).

Et grâce à Garrus, j’ai eu l’immense satisfaction de lire dans le menu options de Dragon Age: Inquisition que mes graphismes étaient « dignes de l’Immatériel »… Que voulez-vous de plus ?! Bref, j’ai enfin pu me lancer dans DAI à corps perdu, et comme il s’était passé un an, je l’ai fait d’une traite avec cette fameuse DLC, Trespasser, qui est une petite arnaque vu qu’il s’agit de la véritable fin du jeu, et pas d’un simple contenu additionnel. Mais du coup, moi, j’ai pas eu à attendre. Et avec ma naïveté légendaire et ma distraction tout aussi légendaire, je n’ai rien vu venir et j’ai versé plein de larmes à la fin.

Pourquoi Mass Effect (3) ?

Je vous vois venir. Qu’est-ce qu’elle a contre ME1, celle-là, c’est une kévinette, elle est tombée dans le piège du grand méchant marketing, on lui fout trois-quatre explosions à la Michael Bay et ça y est, c’est dans la poche.

Non.

Mass Effect 1 est un jeu au gameplay sacrément casse-couilles, on s’y sent claustrophobe, on se cogne de partout. Ça manque de souplesse et de dynamisme. Oui, oui, je sais, la même critique peut être faite à DAO. Mais voyez-vous, je déteste les shooters. Pour moi, rien ne vaut les combats au corps à corps. Sauf quand je joue des mages. Et encore.

Et à la base, les univers SF ne sont pas spécialement ma tasse de thé. Mass Effect 1 m’a intéressée, suffisamment pour que je continue, d’autant que mon beau-frère, connaissant mes goûts, m’avait dit beaucoup de bien sur la trilogie. Pour être honnête, j’ai vraiment commencé à prendre mon pied sur ME2. J’ai adoré le fait qu’une grosse partie du jeu consiste à recruter son équipe. Chaque personnage faisait partie d’un contexte bien particulier. On retrouve de vieilles connaissances, mais le mystère est préservé sur chaque mission. J’ai découvert de nouveaux personnages sur lesquels j’ai flashé, et notamment Jack, ma première romance sur ME.

mass-effect-jack

Mais surtout, ce qui fait pour moi la force de Mass Effect 3, c’est avant tout son rythme. Le plus gros défaut des RPG, selon moi, c’est qu’on nous raconte que c’est la fin du monde tout en nous incitant à aller cueillir des petites fleurs alors qu’on se demande pourquoi diable ce serait à nous qu’incomberait le jardinage alors même que l’on se trouve à la tête de l’organisation la plus puissante du monde. La petite astuce de Mass Effect 3 tient à deux choses : d’une, on ne passe son temps à faire des missions secondaires, de deux, les missions « secondaires » ont un impact direct sur l’effort de guerre. Autrement dit, plus on en fait, plus l’armée que l’on essaie de fédérer est importante et puissante. De plus, Mass Effect 3 nous impose son propre rythme. Si on effectue pas certaines missions à temps, on perd quelque chose, parfois des gens. Des gens qu’on connaît. Et justement à ce propos, comme dans ME2, le jeu est impitoyable à cet égard : vous allez probablement perdre des gens. Et comme pour ma part je me suis attachée à tout le monde, que le scénario est bien foutu, la mise en scène digne d’un film, et la musique magnifique, eh bien je me suis retrouvée dans une situation jamais vécue, à savoir que ME3 est le seul jeu à ce jour à m’avoir fait éclater en sanglots plusieurs fois au cours de l’histoire. J’ai trouvé le jeu immersif et profondément angoissant presque sur toute la durée. On est très loin de ME1 et de missions déprimantes du genre arrêter une intelligence artificielle folle sur la Lune, où il faut pénétrer dans trois bâtiments parfaitement identiques, et faire trois fois exactement la même chose.

En tout cas, après la trilogie Mass Effect, j’étais certaine d’une chose : BioWare était une putain de bonne boîte de jeux vidéo. Nerverwinter Nights me l’a encore confirmé, si besoin en était.

Les romances en question

Comme je le disais plus haut, la romance, c’était une grande nouveauté pour moi. Et quand j’y pense, je me dis que c’est une super idée à bien des égards. Parce qu’encore une fois, on parle de jeu de rôle. Alors le côté sentimental, l’implication émotionnelle, a toute sa place. Et justement, la romance renforce cette implication émotionnelle. Si bien que le choix d’importance vitale que l’on doit accomplir à la fin de DAO a été pour mon cas grandement influencé par ma romance en question. Et bien sûr, si vous romancez Anders, la fin de DA2 est d’autant plus éprouvante, et peut influencer toute votre vision du jeu ! C’est ça, le jeu de rôle ! Prendre des décisions dans le feu de l’action, avec son cœur, et pas seulement sa logique.

"Il faut vraiment qu'on se trouve un coiffeur une fois à Kirkwall..."

« Il faut vraiment qu’on se trouve un coiffeur une fois à Kirkwall… »

De plus, les romances BioWare sont remarquablement bien écrites, et très variées. Vous trouverez forcément votre âme sœur virtuelle dans cette galerie de personnages aux sensibilités et aux goûts variés.

D’un point de vue plus objectif, les romances font à mon sens partie intégrante de la re-jouabilité (même si quand on est monomaniaque comme moi, on ne varie guère). Découvrir cette mini-histoire dans la grande histoire est un plaisir en soi, et ça représente plus qu’une quête secondaire, c’est une autre façon de se projeter dans son personnage, de l’incarner. Quand les personnages sont bien écrits, ce qui est le cas pour tous les personnages BioWare, vos compagnons vous influencent parfois, parce que vous apportez du crédit à leur vision du monde. Quand on les romance, ces paramètres prennent encore plus d’importance, ou du moins sont censés en avoir si vous la jouez « role-play », et donc que le personnage que vous avez incarnez n’est pas vous, mais un avatar construit selon les données fournies par le jeu. Quelqu’un qui romance Fenris, par exemple, est soit d’accord avec lui sur le fait que les mages sont dangereux et qu’il faut les enfermer, soit passe son temps à s’engueuler avec lui (ah, les romances ambivalentes de Dragon Age II… On peut en effet romancer quelqu’un à partir d’un haut score soit en « amitié », soit en « rivalité », et la seconde option est explosive).

La romance est une petite histoire à la fois gratifiante et frustrante, et en ce sens, a toute légitimité dans l’expérience du jeu, et apporte de l’immersion et de la complexité narrative. Donc, sans hésiter, encore une fois, une super idée.

Mon personnage BioWare préféré

Bien entendu, si je ne devais en choisir qu’un, l’elfe antivan aux cuisses dorées et à la langue bien pendue gagnerait toujours la partie. Que voulez-vous…

zévran« Pour cela, il faudra me passer sur le corps. » 😳 

Dorian est mon deuxième préféré et comme Zévran, je finis inévitablement par le romancer. Et si je fais une obsession sur les cuisses de Zévran, pour Dorian, c’est… son épaule :) (et ses yeux magnifiques, bien sûr)

dorian

Mais je peux aussi citer Morrigan, qui allie un charme ténébreux à une grande liberté d’esprit, des répliques cinglantes à une profonde compréhension du monde et des gens. Et bien sûr Cassandra, sans doute l’un des personnages les plus réussis de Dragon Age: Inquisition. Comment résister à cette ourse qui ne cesse de se remettre en question, non pas parce qu’elle manque de confiance en elle, mais parce qu’elle est assez futée pour avoir conscience de ses propres limites ? Je tiens au passage à souligner, puisque j’ai mis l’accent sur la principale force des jeux BioWare, à savoir leurs personnages, que DAI est un jeu qui me met beaucoup de baume au cœur en tant que gamEUSE. Si l’on joue un personnage féminin, on se retrouve avec un monde où quasiment l’ensemble des postes à responsabilité sont occupés par des femmes. Et ça ne paraît pas artificiel. Ça l’est quand il y a des femmes pour faire bonne figure. Là, on est dans un monde égalitaire où la majorité de femmes ne semble due qu’au hasard statistique, et non à une volonté de correspondre à un quelconque canon ou à de quelconques attentes. Et ces femmes sont très différentes les unes des autres. Ce sont des personnes, pas des archétypes. Ce point est très important à mes yeux parce qu’à ma connaissance, BioWare est la seule entreprise de jeux vidéo à assumer totalement sa position dans ce domaine. DAI en ce sens est très représentatif de la politique de tolérance de la boîte : les femmes y sont largement représentées en tant que personnes et non en tant que stéréotypes, et le jeu est ouvert à toutes les orientations sexuelles, et cela d’une façon très naturelle. C’est le seul jeu à ma connaissance où l’on rencontre un personnage gay et un personnage lesbien. Sans compter le personnage transgenre, quoi que non romançable. De cette façon, tout le monde peut s’identifier à son personnage, et on n’a pas la sensation d’évoluer dans un  monde conçu sur mesure pour un public cible. Et honnêtement, je trouve ça super reposant.

ScreenshotWin32_0296_Final

Les fans de BioWare ont du talent

Ma passion pour les saga ME et DA m’a conduite à rechercher assidûment du travail d’artiste, parce que c’est beau et que j’aime découvrir la façon dont d’autres personnes ont perçu et ressenti des personnages et des situations.

BioWare a récemment partagé cette image qui m’a émue :

mordin solus« Would have run tests on seashells… »

(http://derlaine.com)

Crystal Graziano a réalisé plusieurs très belles illustrations, et notamment celle-ci, de Solas, le mage elfe apostat de DAI :

solas

Il y a aussi Croaky sur Deviantart dont j’apprécie tout particulièrement le travail :

young love

croaky

Mon passage préféré de la bande originale

Alors plutôt MES préférés, et encore cette sélection est un brin arbitraire. Les trois opus de la série Dragon Age sont magnifiquement servis par une BO que j’aime à en tomber. Les deux premières bandes originales ont été composées par Inon Zur, qui est aussi responsable de la musique de tous les Fallout. DAI en revanche est le fruit du travail de Trevor Morris, qui a beaucoup travaillé avec Hans Zimmer.

Tout d’abord, ce court morceau qui correspond à un moment du jeu que j’ai déjà vécu un certain nombre de fois, mais à chaque fois, je me retrouve avec la chair de poule et un sourire bête collé sur le visage. C’est d’ailleurs à peu de choses près mon passage préféré du jeu, si l’on exclut la confrontation finale du DLC Trespasser (qui possède de même une bande originale à tomber par terre).

Le suivant est un thème récurrent de ME3, que je suis capable d’écouter plusieurs heures d’affilée quand je suis d’humeur mélancolique.

La suivante, la première fois que je l’ai entendue dans Dragon Age: Origins, j’ai été prise de court et ça a été l’un de mes très beaux moments de jeu (la première fois, j’avais été assez émue de ce qui s’était passé chez les elfes dalatiens, et c’est à la suite de ça que la douce Léliana nous gratifie de cette chanson). Allez, une vidéo avec un peu de contexte :)

 

En conclusion…

Les jeux Bioware ont eu un impact non négligeable sur ma vie de gameuse, mais aussi sur ma vie personnelle. Dans une période sombre de ma vie, j’ai décidé de continuer l’aventure Dragon Age en écrivant une fan-fiction, chose que je n’aurais jamais cru que je ferais un jour. Et écrire ce roman (400 pages, quand même) a été très libérateur pour l’écrivaine qu’il y a en moi. Ça m’a aidé à faire la transition vers une écriture plus mûre, mais surtout beaucoup plus décomplexée. Sans tomber dans la complaisance, j’ai appris qu’il fallait écrire sur ce qu’on aimait et sur ce qui nous inspirait, et ne pas s’imposer des formes ou des situations qui ne nous correspondent pas vraiment. Le défi, d’accord, mais ça ne sert à rien de s’acharner sur une voie dans laquelle on se sent à l’étroit, mal à l’aise. J’ai appris que je pouvais parfaitement assumer d’écrire une romance gay si c’était ça qui me faisait vibrer. Que je n’avais pas à m’en justifier, seulement à bien l’écrire. (D’ailleurs si ça vous intéresse, cette fan-fiction basée sur le personnage du Garde des Ombres de DAO, et qui s’étend jusqu’à la fin d’Inquisition, est dispo sur demande :).)

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Bonne année !

2015 : le début de la fin, ou la fin d’un début ?

Un article sans queue ni tête sur les débuts et les fins, garanti sans spoilers !

Et voilà, nous sommes en 2016 ! Après une fin d’année (trop) riche en festivités qui m’ont tenue éloignée de mes préoccupations habituelles, je me demande comment ouvrir le premier post de cette année. D’autant plus que je suis en retard à force de tergiversations !
J’écris quelques trucs, jette des réflexions en vrac, me dis que je devais organiser le chaos, mais finalement, non. Les bilans sont des mosaïques d’expériences, et je ne suis pas sure que la continuité et le sens leur préexistent. Les expériences ont le sens qu’on leur donne, et je ne suis pas sure non plus de vouloir leur en donner un.

Et puis en fait, j’aime pas les bilans.

Toutes les fins sont des débuts

Cette année, finalement, j’ai assez peu écrit sur mon blog. Je me suis dispersée, j’ai voyagé à Albi et j’ai essayé de me remettre sur les rails au printemps après un hiver vraiment difficile. J’ai déménagé et changé pas mal d’habitudes de vie. Je suis venue m’installer en Côtes d’Armor et suis très vite tombée amoureuse de la région qui foisonne de recoins secrets et de vastes horizons.
Cette année a marqué la publication de mes deux premières traductions professionnelles dans le domaine de la littérature, pour l’anthologie Ténèbres et le magazine Bifrost. J’ai également lancé ma collection de livres numériques, Trois heures du matin. Je croise les doigts pour que ce ne soit qu’un début !

L’année des connaissances inutiles

Cette année, je suis devenue un Wikipédia à moi toute seule concernant la trilogie Dragon Age, mais aussi sur les astuces et tutos beauté en écrivant pour divers magazines féminins.
Si vous voulez découvrir comment traiter votre peau grasse, tout savoir sur le peeling ou comment obtenir un teint parfait, j’ai probablement des solutions à vous proposer. Je peux également m’improviser coach de couple grâce aux conseils psycho soigneusement rédigés pour cette même presse féminine. J’ai aussi acquis pas mal de connaissances de seconde main sur la littérature érotique et les grandes tendances de bouquins en écrivant des articles pour une grande enseigne culturelle qui vend aussi des aspirateurs. J’ai même écrit des tutos pour monter soi-même ses cloisons, repeindre ses vieux meubles, ou poser des moulures !

2015, l’année BioWare

Chaque fois que j’écoute cette musique, j’en ai la chair de poule. J’ai terminé 2015 comme je l’avais commencé : en jouant à Dragon Age. Après avoir terminé pour la troisième fois (à fond) DAI, j’ai ouvert le chapitre The Witcher: Wild Hunt. Je ne suis pas sure que mon cher et tendre ait eu l’idée du siècle en me l’offrant pour Noël parce que je le trouve tellement immersif que je suis devenue très vite totalement accro !
Et donc, DAI… Une fin tout simplement magistrale, le dernier mouvement d’une symphonie qui s’était essoufflée, et retrouve dans le dernier DLC, Trespasser, toute la puissance qui lui manquait, le temps d’un épilogue qui m’a angoissée à profusion, qui m’a bouleversée et qui a porté son petit lot de révélations brutales qui ont changé ma vision du monde de Dragon Age.

La musique est toujours composée par Trevor Morris, qui a souvent bossé avec Hans Zimmer sur des musiques de film, et a créé la bande originale des Tudors et de Vikings pour la télévision. Il s’est à mon sens surpassé pour ce morceau final. L’ambiance et la tonalité m’ont fait pensé à celle de ME3, dont la dernière partie m’a procuré le même genre d’émotions. Difficile de rester indifférent devant une vision d’apocalypse tout en écoutant ça :

Cette bande originale est composée par Clint Mansell, celui qui est à l’origine de la plupart des musiques des films de Darren Aronofsky.

Oui, cette année, j’ai beaucoup, beaucoup joué. J’ai fait : la trilogie Mass Effect, la trilogie Dragon Age, et The Witcher II. Sachant que j’ai recommencé plusieurs fois chacun des Dragon Age, et qu’en parallèle, j’ai joué à des jeux que j’avais déjà terminé, comme Kingdom of Amalur et Heroes VI (et j’ai entamé le VII en fin d’année). Cette année est l’année où j’ai découvert que le RPG était fait pour moi, et que j’aime aussi beaucoup faire du jeu de rôle autour d’une table, grâce aux talents de MJ de mon beauf (coucou !).

Et c’est aussi l’année où je me suis lancée dans la fan-fiction, et que j’ai même osé l’annoncer à la face du monde. Je n’ai malheureusement pas encore terminé le petit monstre de 330 pages, mais je pense savoir comment cela va se terminer, et commence à songer à mon prochain roman (qui ne sera pas une fan-fiction).

En 2016, j’écris un nouveau roman ?

Commencer quelque chose, c’est toujours excitant. Tout est neuf, tout est à faire. On n’a pas eu le temps de douter, de remettre en question, de se lasser, d’être frustré, de s’énerver. On est même presque persuadé que l’ensemble de l’immense tâche devant nous va être vécu de la même manière, tout en douceur et en légèreté. Tout en catharsis. Les idées qui fusent, les mots qui se délient sous les doigts, la musicalité de la langue qui entre en résonance harmonique avec les mécanismes les plus abscons de la pensée.
Finir quelque chose, s’accompagne parfois d’une sensation d’accomplissement, mais le plus souvent on est triste et on fait surtout l’expérience de la dépossession : dépossession de son propre vécu qui fout le camp.
Cette année, je vais faire en sorte de vivre les deux. Une fin, et un début.

Le début de 2016

D’après une démonstration du Petit Journal, nos présidents successifs disent toujours la même chose lors de leurs vœux annuels : l’année qui vient de s’écouler a été difficile. S’ensuivent des exhortations au courage et à l’espoir. Pour ma part, je n’ai pas une conscience collective suffisamment développée pour que je puisse honnêtement dire que l’année a été difficile parce que des événements tragiques s’y sont déroulés. Je ne peux faire de bilan que personnel. Pour moi, ça a été une année folle, compliquée, marquée par le changement. Une année plutôt riche, en somme.

Oui, en un sens, 2015 a été une année difficile. Toutes les années le sont. Les mêmes histoires tournent en boucle. Et pourtant, on ne se lasse pas de les raconter.
J’ai toujours été une rêveuse, et je crois que ça s’aggrave avec l’âge. Je me perds dans les histoires, dans le fantasme, dans la Fiction. Et j’en rapporte toujours quelque chose : j’en tire la fameuse matière dont je vous parlais l’autre jour dans un article sur l’écriture. J’écris mes histoires en rêvant le plus possible, un peu comme les devins et le chamans doivent se plonger en état de transe pour accéder aux visions et aux sortilèges de guérison. Pour acquérir cette lucidité qui les rend si précieux, ils doivent désapprendre le réel, ouvrir toutes les portes fermées, même celles qui sont verrouillées. Le voyage dans la fiction est toujours un voyage initiatique, un vaste songe truffé de pièges et de séductions morbides. Mais je reste convaincue que l’on en revient avec les fils qui constituent l’étoffe même du rêve. Aux conteurs de les nouer, de les tisser jusqu’à temps d’être capable de piéger les autres dans ce même monde où ils ont à la fois égaré leur esprit et leur âme, mais retrouvé cette petite chose insignifiante et inqualifiable qui leur permet de rester vivants.

Ce que je vous souhaite ? Je vous souhaite d’être pris en chasse par vos propres rêves. Et surtout, qu’ils vous rattrapent.

Questionnaire de lecture

Parce que ce questionnaire est sympathique et parce que, avouons-le, c’est toujours agréable de parler de soi, je réponds au questionnaire que Nathalie a publié sur son blog il y a quelques jours.

Livre d’enfance préféré

Le premier livre qui m’a profondément marquée, c’était Le Lion et la sorcière blanche et l’armoire magique, de C.S. Lewis. Oui, les chroniques de Narnia. Si vous pensez aux films, oubliez tout de suite. Lewis écrivait à l’époque de Tolkien, et moi, j’étais enfant pendant les années 90. Je précise parce que le ton et l’imaginaire que je garde de ce livre n’ont pas grand-chose à voir avec une super-production holywoodienne. Et non, je ne suis pas aigrie :)
Il y a bien sûr Alice au pays des merveilles, mais paradoxalement j’en ai tiré toute la saveur beaucoup plus tard, quand j’étais adolescente. Petite, c’est plutôt le dessin animé de Disney qui a imprégné mon imaginaire.

Livre que je suis en train de lire

Commencé il y a peu, The Spook’s Apprentice, de Joseph Delaney. C’est le premier volume d’une loooonnngue saga (douze volumes aux dernières nouvelles) pour la jeunesse sortie en France sous le nom de L’Épouvanteur. Pour l’instant, j’adore. C’est pour la jeunesse, et pourtant ça parvient à me faire peur ! (ce qui est devenu rare, étant bien rodée dans le genre)

Quels livres réservez-vous ou faites-vous commander à la bibliothèque ?

Je n’ai fait ça qu’à l’époque où je rédigeais mon mémoire de Lettres, et où j’ai fait jouer le prêt inter-universitaire pour obtenir plus de bouquins sur Jean Giono, Virginia Woolf et Henry Miller.

Une mauvaise habitude livresque

J’en ai plusieurs, je ne suis pas très soigneuse. Mes pages se retrouvent souvent tachées de café, ont parfois écopé de brûlures de cigarettes, ou bien se sont trouvées imbibées d’huile de massage. Non, vous ne voulez pas savoir.

Que cherchez-vous en ce moment à la bibliothèque ?

Alors à strictement parler en ce moment, rien, mais j’y suis allée récemment en quête d’ouvrages sur le vaudou, à des fins de recherche à la fois pour une nouvelle en cours d’écriture sur Papa Legba, et la traduction des nouvelles de Henry S. Whitehead.

Préférez-vous lire un seul livre à la fois ou plusieurs à la fois ?

Je crois que la question de ce que je préfère n’a guère d’importance puisque quoi que j’y fasse, je me retrouve inévitablement à lire plusieurs livres à la fois :) Deux ou trois, en général, et ça peut aller jusqu’à cinq.

Est-ce que vos habitudes de lecture ont changé depuis que vous avez un blog ?

Vu que je parle assez peu de mes lectures, non, absolument pas.

Le livre le plus décevant que vous ayez lu cette année

Probablement Sorceleur, d’Andrzej Sapkowski qui a inspiré la célèbre saga de jeux vidéo The Witcher. Une écriture paresseuse et brouillonne, un sérieux problème de temps verbaux (à cause de la traduction ?), une intrigue décousue, un Géralt sans profondeur. (Géralt, c’est le sorceleur en question, pour ceux qui ne suivent pas).

Le livre que vous avez préféré cette année

Sans hésiter, Asunder, de David Gaider (encore non traduit). Pour ceux qui ne me connaissent pas ou peu, vous n’avez pas eu l’occasion de m’entendre chanter les louanges de David Gaider, je précise donc qu’il s’agit du scénariste principal de la série Dragon Age, une saga de jeux vidéo développée par Bioware. David Gaider est aussi un écrivain de talent, qui a notamment publié trois romans reprenant l’univers et l’intrigue des jeux. Asunder est le troisième, le plus abouti. Il se situe juste avant Dragon Age: Inquisition et traite de la guerre entre les mages et les templiers et de la véritable nature de Cole, un personnage important dans le jeu cité.

Quel est l’endroit où vous préférez lire ?

Sous ma couette :)

Pouvez-vous lire dans les transports en commun ?

La plupart du temps, oui, mais j’ai tendance à me laisser distraire facilement alors ce n’est pas forcément quelque chose que j’aime beaucoup faire.

Cornez-vous vos livres ?

Comme je l’ai dit je ne suis pas très soigneuse, mais ça, non. Pas plus que je n’écris au stylo ou n’utilise un surligneur :)

Écrivez-vous dans les marges ?

Au crayon à papier, oui, souvent.

Qu’est-ce qui vous fait aimer un livre ?

Le fait de me sentir désarmée, secouée. Quand je ne trouve pas les mots pour en parler. Quand le style et les idées sont assez puissants pour que j’aie besoin d’une période de délayage pour diminuer son influence sur mes propres idées et ma façon d’écrire.

Qu’est-ce qui va faire que vous allez conseiller un livre ?

L’intérêt et le plaisir que j’estime qu’il pourra susciter chez autrui… Ou bien ma certitude absolue qu’il s’agit d’un livre que tout le monde DOIT lire :)

Votre genre favori

Fantastique/épouvante (sans blague ?!)

Citez un cas où l’effet de mode a détruit votre rapport à un livre

Détruit, non, jamais.

Êtes-vous souvent d’accord avec les critiques ?

Comme Nathalie, je n’en lis pas ou peu…

Que ressentez-vous quand vous donnez un avis négatif sur un livre ?

De l’agacement, souvent. Il y a tellement de bons auteurs, de talents inconnus, et on persiste à publier des trucs écrits avec les pieds, c’est frustrant.

Le livre le plus intimidant que vous ayez lu

Il s’agit plutôt d’un livre que je n’ai pas encore lu. Ulysse, de James Joyce, attend toujours patiemment dans ma bibliothèque. Mais en fait, je ne suis pas sure d’oser l’ouvrir un jour.

Nombre de livres empruntés à la bibliothèque que vous avez chez vous, en général

Je vais assez peu à la bibliothèque… j’achète beaucoup de livres… en format papier ou numérique, j’ai déjà un bon approvisionnement, que je n’ai pas encore lu.

Personnage fictif préféré

Le premier qui me vient à l’esprit, c’est Elric de Melniboné, héros du Cycle d’Elric de Michæl Moorcock. Parce que c’est un héros tragique, cruel, fier, et faible. Je pense aussi à Lord Henry dans Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde, un hédoniste passionné et un peu désespéré qui cherche toujours à sublimer la moindre expérience.

Méchant fictif préféré

Il s’agit plutôt d’un duo, le père et sa fille meurtriers dans 5150 rue des Ormes, de Patrick Sénécal. Ils sont fascinants par leur folie et leurs ambiguïtés.

Les livres que vous emmèneriez en vacances

Rien de mieux qu’un bon Stephen King :)

La plus grosse somme d’argent que vous ayez dépensé dans une librairie

Je pense que ça devait avoisiner les 80 euros.

Est-ce que vous aimez garder vos livres bien rangés ?

Pas spécialement, non. En fait, j’ai une conception assez personnelle et assez graphique du rangement. Outre le fait que j’aime assez ranger par genre ou par époque, je dispose mes bouquins de sorte que leurs couleurs, leurs formats et leurs matières s’accordent d’une manière qui me plaît :)

Y a-t-il des livres que vous évitez ?

Les pseudo-romances pseudo-érotiques du genre dont je parle dans ce billet, ou les médiocrités pondues par des écrivains très clichés dans leur façon d’écrire, comme ceux cités par Nath.

Citez un livre qui vous a rendu furieux(se)

De nombreux livres m’ont sans doute agacée, mais furieuse, non, là, je ne vois pas :)

Un livre que vous ne vous attendiez pas à aimer

Le Procès, de Franz Kafka. J’avais lu auparavant Le Château, que j’avais trouvé d’un ennui mortel. Mais je dois dire que mon prof de littérature de terminale et l’adaptation cinématographique d’Orson Wells ne sont pas pour rien dans cette petite révélation littéraire :)

Votre petit plaisir littéraire

Un thriller au suspense insoutenable qui se lit en une nuit, du style les bons Franck Thilliez.