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Anthologie Ténèbres 2016

En rentrant de vacances il y a deux jours, j’ai eu le plaisir de trouver l’anthologie Ténèbres 2016 qui m’attendait dans ma boîte aux lettres. Cette anthologie annuelle dirigée par Benoît Domis recueille des nouvelles de fantastique et d’épouvante écrites par des auteurs anglophones et francophones. Comme l’année dernière, j’ai eu l’honneur d’y participer en tant que traductrice. Cette fois, j’ai traduit une nouvelle d’Anna Yeatts, intitulée Quand j’avais des yeux, je ne voyais rien. Il s’agit d’un court texte mêlant un symbolisme proche de celui de Neil Gaiman à une sordide histoire qui rapproche le texte du genre du conte cruel.

Ténèbres 2016

La couverture de l’anthologie Ténèbres 2016, illustrée par Martin Hanford

Cela fait maintenant huit ans que Benoît Domis publie son anthologie annuelle. Ouverte à tous, l’anthologie est une sélection de passionné, qui fait la part belle aux coups de cœurs. Auteurs amateur ou connus, anglais ou français, y sont sélectionnés pour la qualité seule de leur texte, et pas pour leur CV. Si vous aimez le fantastique et l’épouvante, je ne peux que vous la recommander !

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Bienvenue chez les Costarmoricains

Adieu Rennes ! J’y ai fait mes études, j’y ai habité pendant dix ans, et il était temps de tourner la page. Je suis partie, pas bien loin… Un peu plus au nord, un peu plus à l’ouest. Me voilà désormais Guingampaise. Drôle que je déménage dans une ville dont la célèbre équipe de football porte les mêmes couleurs que Rennes, et que ces couleurs s’avèrent mes préférées.

Cela faisait un moment que l’idée de partir vivre dans les Côtes d’Armor me chatouillait. J’y retrouve tout ce que j’aime en Bretagne, et puis surtout… Croyez-moi ou non, mais ici la lumière est différente. C’est ce que j’appelle une lumière orageuse, tout en contrastes, dans un ciel qui se métamorphose tout au long de la journée, du gris au bleu, en passant par toutes les nuances de doré.

C’est une ville calme mais animée, avec du monde en terrasse, des petits commerces, des ruelles étranglées entre des maisons penchées, de la glycine et des saules pleureurs.

J’habite au deuxième et dernier étage d’une vieille maison divisée en petits appartements. J’ai investi les lieux et je n’attends plus que quelques éléments nouveaux de déco pour m’y sentir comme dans mon antre. J’avais besoin d’un antre. Un endroit où je puisse donner libre cours à mon instinct d’ours. Où je puisse disposer mes livres, mes disques et bouteilles de bière comme autant de talismans. J’ai le canapé le plus confortable du monde grâce au plaid du dessous et du dessus, noir…et rouge. J’ai la mini-chaîne hi-fi la plus cool du monde, le plus bel assortiment de couteaux, une machine à expressos flambant neuve, des petites bougies qui se consument toute la soirée au son de Fen et d’Immortal tandis que je remplis des pages de mots.

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Aujourd’hui, j’ai reçu mon premier chèque pour ma première traduction littéraire. Quatre heures du matin, Gary Couzens, dans l’anthologie Ténèbres 2015, dirigée par Benoît Domis. J’aime à y voir un beau symbole pour une autre vie qui commence ici, chez les Costarmoricains.