Nourritures spirituelles d’avril

Aujourd’hui, il fait beau, les oiseaux chantent, les gens ont l’air de bonne humeur. Et moi aussi ! Alors une fois n’est pas coutume, j’ai envie de vous parler de choses légères, amusantes.

 

Je commence tout de suite en chanson, certains d’entre vous ont déjà eu le plaisir de déguster la vidéo que je vais vous proposer. J’ai découvert le film récemment après avoir visionné cette vidéo :

Ça m’avait intriguée, ça avait l’air plutôt cool, alors j’ai regardé mon deuxième ou troisième film Bollywood de ma vie, je ne suis pas bien sûre… Et c’était une très bonne surprise ! Le film dure près de trois heures mais c’est très rythmé, c’est une réécriture plutôt pertinente du mythe de Roméo et Juliette, et j’ai plus d’une fois éclaté de rire une fois l’effet de stupeur dissipé, comme dans le passage qui va suivre. Enjoy :)

 

Au début de l’année, j’ai traversé quelques moments un peu sombres, et je me suis vengée sur les séries de comédie. Je ne suis normalement pas très friande du genre, mais j’ai vu des choses sympas. J’ai regardé avec plaisir les épisodes de New Girl, parce que c’est frais, et que les personnages, surtout les garçons, sont très attachants.

Mais la série qui m’a vraiment plu, c’est Love, une série produite par Netflix. Cela faisait trèèès longtemps que je n’avais pas regardé une série dans laquelle tous les protagonistes me semblent normaux, et non des stéréotypes, ou des gens tellement caractéristiques d’une classe sociale que je ne pouvais guère m’y identifier. Love évite les écueils d’une énième série sur les démêlés des jeunes trentenaires, même si c’est effectivement son sujet. Seulement, le trait n’est pas forcé, et la série n’est pas formatée sur le principe d’une vanne toutes les minutes. Elle flirte plutôt avec le dramatique, mais on est très loin des drames sentimentaux complaisants et grandiloquents d’une série comme The L World.

 

Tout à l’heure, je suis allée m’asseoir sur les bords du Trieux pour prendre le temps de respirer l’air tiède chargé de senteurs printanières, un vieux monsieur m’a joyeusement accusée de boire plus que de raison étant donné que mon banc gisait au milieu des bouteilles vides (pas les miennes !), et j’ai ouvert un livre d’un auteur classique de science-fiction, Robert Heinlein. Je ne m’attendais pas à éclater de rire plusieurs fois sur les premières pages, tout en trouvant le texte poétique, émouvant, et le narrateur immédiatement sympathique. Le roman s’ouvre sur les souvenirs de ce dernier, qui raconte qu’autrefois, il vivait dans une ferme du Connecticut avec son chat Petronius, et que la maison avait la particularité de posséder onze portes d’entrée. À chaque hiver, le chat refusait de sortir par les chatières aménagées exprès pour lui et attendait que son maître lui ouvre chaque porte, dans l’espoir que l’une d’elle ouvre l’été (d’où le titre du roman, Une porte sur l’été, ici dans la traduction de Régine Vivier). Je vous recopie le passage qui suit cette ouverture :

« Mais il n’abandonna jamais sa recherche de la porte ouvrant sur l’été.

Le 3 décembre 1970, je la cherchais, moi aussi.

Ma quête était à peu près aussi désespérée que l’avait été celle de Pete en ces hivers du Connecticut. Le peu de neige existant en Californie du Sud se cantonnait sur les montagnes, pour les skieurs, non loin de Los Angeles. Elle ne serait d’ailleurs pas parvenue à traverser le brouillard de fumées qui planait sur la ville. Cependant, l’hiver était dans mon cœur.

Non que je fusse malade (mis à part une gueule de bois permanente) : j’étais du bon côté de la trentaine pour quelques jours encore, et loin d’être dans la dèche. Ni police, ni mari outragé, ni plaignant d’aucune sorte ne me cherchait. En fait, je n’avais rien qu’un peu d’amnésie n’eût guéri. Mais l’hiver était dans mon cœur, et je cherchais la porte qui aurait donné sur le soleil.

Si je vous fais l’effet d’un homme qui s’apitoie complaisamment sur son sort, vous êtes dans le vrai. J’aurais pu me dire qu’il existait sur cette planète plus de deux milliards de gens en plus mauvaise forme que moi. N’empêche, je cherchais cette porte sur l’été. »

Alors je sais ce n’est pas fantastiquement joyeux, mais je me suis immédiatement identifiée à ce personnage qui, dans le passage suivant, va boire un scotch dans un bar en emmenant son chat dans son sac, et ce chat a la particularité de boire de la ginger ale. Quand le barman le découvre, il met le narrateur dehors et ce dernier réplique :

« Sans rancune. J’avais projeté d’amener boire mon cheval, mais puisque c’est comme ça, vous n’aurez pas notre clientèle.

– Comme vous voudrez. Notre règlement ne mentionne pas les chevaux. Mais permettez, encore une petite chose : ce chat boit-il vraiment du ginger ale ? »

Je sens que je vais apprécier ce ton décalé :-)

 

Plusieurs centaines d’heure plus tard, je passe toujours d’excellents moments sur Dragon Age: Inquisition, où j’ai enfin réussi à tuer tous les dragons du jeu, yeah (sérieusement, tuer des dragons est l’un de mes passe-temps favori dans ce jeu, l’autre jour Cassandra a passé vingt minutes seule contre un dragon qui montait sa garde sans arrêt, totalement épique). Et je ne suis pas peu fière de mon dernier Inquisiteur, baptisé en l’honneur de Kaidan de Mass Effect :

ScreenshotWin32_0293_FinalBon cela dit ma version elfique n’est pas mal non plus :-)

ScreenshotWin32_0332_FinalJe n’ai pas joué qu’à ça, hein. J’ai entamé Alice: Madness Returns, et j’ai enfin terminé cette monstruosité qu’est The Witcher III, très bon jeu dans l’ensemble, une fin spectaculaire mais qui ne m’a malheureusement pas surprise.

 

Enfin, je vous laisse avec un vidéaste qui a encore des progrès à faire mais qui a su m’attendrir par sa jeunesse, son enthousiasme, et ses efforts pour produire des contenus de qualité. Si vous voulez UNE LEÇON D’HISTOIRE EN MODE ÉPIQUE, essayez :-)

Oh, et petit ajout de dernière minute, Lionel a partagé ça sur Facebook… Je pense souscrire un contrat ! 😀

2 Commentaires

  1. Nathalie

    Eh ben, je me suis bien marrée ! Mention spéciale aux HPL Insurances ! Le mec qui fait de l’histoire épique est bien aussi, faut juste qu’il corrige ses erreurs d’orthographe et quelques une de syntaxe, mais il a la pêche et il est très clair.

    Je trouve que ton Inquisiteur elfe ressemble à une vieille femme, désolée 😛

    J’ai bien envie de regarder Love du coup, un peu moins The New Girl parce que j’ai trouvé la fille un peu agaçante – si elle m’énerve dans le trailer, je risque d’avoir du mal sur la longueur.

    Je – ne – comprends – PAS comment Nat et Alice peuvent dégoiser autant sur Roméo + Juliet. On ne peut pas accuser un film de niaiserie quand on défend West Side Story sous prétexte que parler de la guerre des gangs en dansant comme des imbéciles fait un film culte :)

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    1. Muriel (Auteur de l'article)

      Oui ETH s’y connaît en histoire mais le français, c’est pas encore ça :) Sa chaîne aborde des thématiques extrêmement variées, il y a même l’histoire du pantalon, des toilettes, ou de l’aspirateur !

      « Une vieille femme » nan mais oh ?!! C’est à cause de la coiffure, je pense, j’en ai changé depuis 😀

      Oui moi non plus j’ai pas du tout compris que Romeo+Juliet soit une bouse infâme et que West Side Story soit culte ! C’est la seule fois je crois où j’ai été radicalement pas d’accord avec elles !

      C’est vrai l’héroïne de New Girl est parfois un peu casse-pieds, mais ça ne m’a pas dérangée tant que ça. J’ai passé un bon moment devant la série, et j’ai trouvé ça… Mignon, en fait :) Mais bon tu ne perdras pas grand-chose à ne pas la regarder, effectivement prends plutôt un abonnement Netflix, ils ont déjà produit plusieurs très bonnes séries :)

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