Collection trois heures du matin

Trois heures du matin t.4 : David H. Keller

David H. Keller, Trois heures du matin T.4J’ai découvert David H. Keller un peu par hasard, en me promenant sur le blog passionnant de Sean Eaton, un grand amateur de littérature pulp. Au sein d’un article sur le genre du conte cruel, il évoquait la nouvelle de David H. Keller intitulée The Doorbell. Très intriguée par ce texte, je me suis procuré un recueil où figurait ce récit, et, ni une ni deux, j’ai décidé de consacrer le prochain volume de la collection à cet auteur.
La Sonnette, qui ouvre ce recueil, est un texte glacial et glaçant, à l’instar de Un carré de linoléum. Ce style de narration technique, presque chirurgicale, qui déploie son histoire de manière implacable, m’a évoqué les nouvelles de Poe tout aussi bien que des slashers beaucoup plus modernes. Ces textes m’ont réellement impressionnée, et c’est pourquoi je suis heureuse de vous les présenter aujourd’hui.
En ce qui concerne La Branche dorée, dernier titre du recueil, l’histoire est quelque peu différente. Les lecteurs seront sans doute frappés par l’écart entre ce texte et les autres, tant au niveau de la tonalité que de la thématique. Dans La Branche dorée, on se situe dans un registre plus proche de la mythologie, de la mystique et de la psychanalyse. Ce texte est celui qui m’a donné le plus de fil à retordre, probablement parce qu’il est parvenu à me faire éprouver une fascination quasi hypnotique que je ne m’explique pas. Il arrive en effet parfois qu’au cours de ses lectures, on tombe sur des mots qui nous semblent être l’écho d’un rêve ou bien la formulation d’un désir enfoui. The Golden Bough était de ces œuvres, pour moi.
David H. Keller est un auteur surprenant à plus d’un titre, mais qui semble étrangement négligé par la mémoire littéraire américaine. J’espère qu’à travers ces quelques pages, vous le trouverez aussi intéressant que moi !

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