Arts

Découvrez la New Wave espagnole !

Il est plutôt commun d’entendre les radios locales encenser la prodigieuse mouvance du “rock des années 80”, et par-dessus tout celle qui est produite en castillan (et non en espagnol). Cependant, la contribution de l’Espagne aux genres hérités du punk, la new wave et les premières musiques électroniques, a apporté son lot de groupes commerciaux (Alaska, Nacha Pop, Danza Invisible parmi beaucoup d’autres), et de groupes « pas si commerciaux » (Paralisis Permanente, Derribos Arias, Glutamato yeyé, Aviador Dro, etc.) Une époque bénie, avec les K7 où j’enregistrais les programmes radios et télévisés…

Comité Cisne allait devenir un des groupes mythiques de Valence dans les années 80 ; ils reçurent un assez bon accueil en Espagne, mais ils n’étaient probablement pas assez « commerciaux » pour arriver jusqu’en Amérique latine.

Au milieu de l’année 84, Carlos Goñi (Garage) et Luis Macias (Glamour) décident de mettre en commun leurs aspirations musicales pour former Comité Cisné. Remmy Carreres,  Lino Oviaño et Rafael Pico rejoignent le duo.

Le lancement du single « Dulces horas » (1985) allait donner au groupe un premier souffle pour ses présentations live suivantes. Pourtant, la sortie de leur premier disque, « Comité Cisne » (1986), ne donna pas les résultats escomptés et leur maison de disque les laissa tomber.

L’apogée de leur carrière se situe en 1987, avec la sortie de ce disque fabuleux intitulé « El final del Mar ». Cette fois, les compositions de Goñi touchent au cœur. L’introduction magnifique de « Sicam », l’histoire tourmentée de « Ana Frank », ainsi que les trois reprises en hommage au grand Lou Reed (la muse de Goñi) font de ces dix titres autant de coups de poignard.

Plus tard, des différences surgissent entre Goñi et Masias dans les aspirations musicales de chacun, qui se reflètent dans le troisième disque, « Beber el viento ». La séparation est imminente. Les tentatives pour sauver le groupe du naufrage ne donnent pas de bons résultats, bien qu’avec de nouveaux membres, Goñi décident d’enregistrer un quatrième album. Il lance « Institinto », mais sans guère de succès. La même année, le groupe se sépare.

 

Source : http://electroazuldetusojos.blogspot.fr/2013/06/comite-cisne-el-final-del-mar-1987.html

 

Note personnelle : je vous invite à lire cet article sur la musique des années 80 en Espagne, jetez une oreille sur les vidéos, y a des trucs bien sympas !