Archive mensuelles: mai 2015

Un empereur et du rhum

Hier, c’était mon anniversaire. J’ai commencé ma 28ème année avec des chansons sexy et glauques, et en particulier ces deux-là :

J’adore cet album, The Pale Emperor. Une nouvelle fois, Marilyn Manson fait du neuf avec du vieux, visiblement en phase avec Tyler Bates, qui semble avoir compris l’univers musical du Magicien à la perfection. Cet album condense le meilleur de Manson, il a quelque chose de désabusé, de grinçant, il est plein de musique, d’accents rocailleux, de mélopées hypnotiques, de cigarettes consumées.

En écoutant ça toute la journée, j’ai soudain été prise d’une envie de dessiner, et j’ai eu un crayon entre les doigts pour la première fois depuis peut-être dix ans. Et c’était chouette. Je crois que je vais continuer.

Le 10 mai, c’est une date commémorative pour l’abolition de l’esclavage, et là encore c’était en phase puisque ces temps-ci, j’ai d’étranges envies d’Antilles. Je lis un recueil de nouvelles pleines de mystères vaudous, de pirates, et de la lumière des West Indies, de Henry S.Whitehead (les Voodoo Tales).

whitehead

À lire à minuit en sirotant un mojito.

Des projets, des logiciels, Albi et des peintres

Après un début d’année professionnellement glacial et personnellement lunaire (insérez ici le sens que vous souhaitez donner à cette expression), le temps s’adoucit et la vie aussi (et apparemment ça me rend poète).

Des nouvelles très bientôt concernant mes projets et mon actualité en traduction, mais il est encore un poil trop tôt pour en parler « officiellement » (je préfère avancer dans lesdits projets, et l’actualité n’est pas encore tout à fait d’actualité).

Alors je vais rester un peu plus triviale. Je me sens d’humeur légère, alors pas de « nourritures spirituelles », mais des trucs. Avec beaucoup de post-scriptum.

Atmosphère : j’écoute Trust, les Sex Pistols et les Ramones en buvant du bourbon.

 

Antidote. Le coup de foudre au premier regard. Le logiciel permet de visualiser facilement les diverses parties du discours, il analyse intelligemment la logique de la phrase, il suggère des choses, et repère toutes ses petites scories agaçantes comme les doubles espaces.

antidote

Ici, je lui ai demandé de surligner tous les adverbes pour vois s’il n’y avait pas trop de -ment.

 

L’application Kindle pour PC. Je suis fascinée par une fonction en particulier : en faisant un clic droit sur un mot, j’obtiens directement la définition du dictionnaire ! Immensément pratique pour les textes en anglais. Et moi qui suis une lectrice n’utilisant pas de marque-pages et perdant systématiquement ses marque-pages, ici l’application s’en souvient à ma place. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est cool.

 

La semaine dernière, j’étais à Albi pour la Semaine de l’édition organisée par les bénévoles du Frigo (ainsi nommé parce que les locaux semblent frisquets à ces sudistes qui se plaignent dès que la température est sous les 20°… et aussi parce qu’il y a de la bière au frais). Invitée à discuter du métier de traducteur avec mon ex-tuteur Jean-Daniel Brèque (ex-tuteur, mais toujours Yoda en puissance), proclamé par moi-même rockstar de la traduction (je ne peux pas faire autrement, il a traduit notamment deux immenses classiques de mon adolescence, Âmes Perdues de Poppy Z. Brite, et Le Royaume des Devins de Clive Barker). Très gentiment accueillis par la traductrice Michelle Charrier, nous avons passé un chouette séjour dans cette ville magnifique (non, comme d’habitude, je n’ai pas pris de photos, demandez à Google). Je ne connaissais pas les villes du sud-ouest et j’ai donc découvert la couleur si particulière des matériaux, entre le rose et l’ocre. Je me serais crue dans une BD d’Astérix, quand ça se passe dans une ville romaine. J’ai pu visiter le musée Toulouse-Lautrec, et je suis navrée de vous apprendre que je n’aime PAS Toulouse-Lautrec. Traitez-moi d’inculte, mais voici ce que j’ai retenu de ma visite : Toulouse-Lautrec était un type qui avait souvent la flemme de peindre un arrière-plan, et qui passait sa vie au bordel ou au cabaret.

Par contre j’ai découvert dans un catalogue le travail du peintre surréaliste Alfred Kubin, qui m’a hautement intriguée.

kubin

Et dans la galerie d’art moderne, les personnages fantomatiques du peintre symboliste Eugène Carrière :

carrière

carrière2

En tout cas, je reviendrai avec plaisir dans le sud-ouest, j’ai été charmée par le peu que j’ai vu. Prochaine étape : Toulouse !

Sur ce, douce soirée à vous.

 

PS : Au fait, qui se souvient de cette délicieuse et si stupide chanson ? (le clip vaut le détour)

PS II : Réflexion philosophique. Après sauvegarde, je suis prise d’un vertige métaphysique en m’apercevant que ma vie entière tient en 2,17 Go. C’est la taille de mon dossier Mes Documents, avec le boulot, les études, les images, les textes persos, les textes créatifs… 2,17 Go. On est bien peu de choses :)

PS III : Un peu de bonne humeur dans ce monde de brutes, grâce à mon deuxième Norvégien préféré (mais qui est le premier ?…)