Archive mensuelles: février 2015

Pourquoi et comment je me suis mise à écrire de la fan-fiction

« Une fanfiction, ou fanfic (parfois écrit fan-fiction), est un récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu’ils affectionnent, qu’il s’agisse d’un roman, d’un manga, d’une série télévisée, d’un film, d’un jeu vidéo ou encore d’une célébrité. »

Wikipédia.

C’est un univers qui m’est assez étranger, mais j’ai été régulièrement tentée d’en écrire… Jusqu’à franchir le pas ! Oui, car je n’assume pas vraiment. Assez pour dire publiquement que j’en écris, de là à laisser mon œuvre filtrer hors des fichiers de mon ordinateur… Du coup, j’avais envie de parler aujourd’hui de ce genre particulier, et de réfléchir un peu au pourquoi et au comment de ce type de fiction.

Première remarque : en tant qu’auteure, c’est quelque chose de très agréable à écrire, avec un brin de complaisance salutaire. On a déjà beaucoup de matériel disponible, donc c’est très bien pour les gens flemmards. Ça nous permet de continuer les histoires qui nous ont plu, et de faire vivre d’une autre façon des personnages auxquels on s’est attaché.

Car la fan-fiction, c’est ça : de la tendresse. Du fantasme. Du rêve. Et puis, je crois que ça satisfait une aspiration très enfantine : on s’approprie le jouet d’un autre, on le façonne à son image. La fan-fiction, c’est assez narcissique. C’est calibré pour vous, rien que pour vous. Et c’est extrêmement ludique à écrire. Un peu comme avec les Playmobil : on vous donne des personnages, un décor, et… en avant les histoires !

N’y aurait-il donc que des avantages à écrire de la fan-fiction ? Eh bien, oui, je crois. On s’amuse, on expérimente. On se sent délivré de toute contrainte. Je sais que la fan-fiction regroupe de nombreuses communautés et possède également un aspect pédagogique potentiellement intéressant pour apprendre à écrire, car c’est une communauté dynamique où l’on peut trouver du feedback. Pour ma part, je préfère m’adonner en solo à mon péché, mais il est vrai que ça peut constituer une piste intéressante.

L’exemple d’Anna Todd a même récemment montré que ça pouvait rapporter ! Encore faut-il être un fan de One-Direction

Je n’ai pas grand-chose à dire de la fan-fiction en tant que genre, parce que je n’en lis pas, mais je commence aussi à trouver l’idée intrigante. En français, il existe peu de sites consacrés. La référence est fanfiction.net, un site anglophone qui regroupe les fan-fiction appartenant à tous les styles, et inspirées de tous les supports artistiques imaginables. Après, la plupart des communautés de fans ont une section fan-fiction sur leur forum ou autre. Ce que je peux dire c’est que je trouve chouette de voir autant de créativité, de voir que les histoires sont toujours continuées, réécrites, adaptées, réarrangées… Les grandes histoires imprègnent notre culture et l’imaginaire et l’intellect, et je pense que le phénomène des fan-fictions montre à quel point les gens y sont attachés.

Et si un jour la fan-fiction devenait un genre à part entière ? Est-ce que le succès d’Anna Todd irait dans cette direction ? Bien sûr, faire de la fan-fiction, c’est presque par définition de l’amateurisme. C’est avant tout, je crois, un loisir, mais comme tout divertissement, si on le prenait au sérieux ?

Si un jour je reprends des études, ce qui n’est pas exclu au vu de la tournure de ma vie professionnelle, cela pourrait constituer une piste intéressante pour une thèse. Car je crois que si je devais m’y remettre, ce serait un travail qui s’articulerait autour de la narration pure, et si possible appliquée à différents supports d’expression : littérature, séries télévisées, jeux vidéo. Une thèse de narration comparée dans ces différents domaines, oui, pourquoi pas !

En ce qui concerne ma propre contribution, autant faire mon grand coming-out : j’aime les histoires d’amour. Je suis une grande fan du Dernier des Mohicans, de Titanic, Rob Roy, The Scarlet Letter, en partie parce que leurs histoires d’amour me touchent. Je me demande pourquoi c’est socialement aussi difficile de l’admettre, mais c’est ainsi :) Je suis une grande romantique qui s’ignorait. Ma fan-fiction creuse les personnages et l’intrigue d’origine, et elle est définitivement portée sur le romantisme et l’érotisme.

Ma fan-fiction est basée sur le scénario de Dragon Age : Origins, imagine ce qui se passe ensuite pour le personnage principal, et reprend l’intrigue de Dragon Age : Inquisition en y intégrant mon personnage d’Origins. J’ignore pourquoi je suis tombée amoureuse de ce jeu, mais c’est ainsi, et je prends mon pied à y apporter ma touche personnelle. Voilà, je crois qu’après avoir dévoilé ceci sur mon blog, je n’ai plus rien à vous cacher :)

Et je suis très productive dans ce genre : plus de 30 pages en interligne simple en 20 jours ! Cela m’embarrasse, mais j’adore ça ! Si jamais vous éprouvez de la curiosité pour mon œuvre, on peut peut-être négocier : peut-être vous aussi possédez des écrits destinés au tiroir…

 

Je suis tellement embarrassée qu’il me faut un peu de punk crade et brutal pour retrouver ma fierté. Merci.

Nourritures spirituelles de février

Fatiguée de tourner en rond dans mon bocal de jeune diplômée en galère, je suis allée voir mon ami Gradlon avec qui j’ai passé quelques jours un peu (beaucoup) arrosés durant lesquels il m’a parlé de tout plein de choses intéressantes. Je suis donc revenue avec ma petite liste, et je me suis servi de celle-ci, plus les dernières chroniques de Metallian, et les dernières chroniques DVD d’Allociné, pour faire mon petit marché et aller voir ailleurs si j’y étais. Voici donc un petit bilan de mes investigations jusque-là.

 

Films

Hier soir, j’ai regardé Annabelle. Le film avait fait parler de lui lors de sa sortie en salle, puisqu’il avait apparemment provoqué des scènes de bagarres dans divers cinémas. Moi qui ne vais plus voir de films d’horreur au cinéma, raison de plus pour éviter ! Alors le film en lui-même n’est pas mal. Ce n’est pas un mauvais film, doté de quelques très bonnes idées, et qui réussit à instaurer une ambiance plutôt stressante, surtout sur les deux premiers tiers du film, la dernière ligne droite étant comme d’habitude assez bâclée dans un simulacre de paroxysme qui est en fait de l’horreur un peu spectaculaire au rabais. Pour susciter la peur, le principal ressort du film est le jump scare, et il y réussit plutôt bien, avec des effets sonores et visuels assez intéressants. Par contre, le film est auréolé de bonne morale judéo-chrétienne-américaine qui a le don de m’exaspérer. Et l’actrice principale est aussi expressive qu’une poêle à frire.

[Note du lendemain : hier j’ai fait un putain de cauchemar du genre qui te réveille brusquement, et je crois que c’est de la faute du film, comme quoi tout n’est pas à jeter]

Je passe rapidement sur Délivre-nous du mal car, chose rare, je n’ai même pas réussi à aller jusqu’au bout tellement c’était nul. Il est exceptionnellement peu subtil. Je suis plutôt bon public sur les histoires de possession, là, je n’ai même pas eu le moindre début de frisson. Et le personnage principal mérite des baffes.

 

Musique

J’ai été surprise par un groupe que je connaissais de loin et qui a attiré mon attention dernièrement, Keep of Kalessin. Metallian parle de metal « hybride », et c’est le moins qu’on puisse dire ! Une sacrée originalité, qui peut plaire à un public large tout en étant musicalement très intéressant. Un morceau du dernier album Epistemology, avec un titre qui colle bien à mon état d’esprit du moment :

Et voilà que, intriguée par un titre qui évoque l’un des courts-métrages les plus effrayants du monde (cette opinion n’engage que moi), j’ai décidé d’écouter du punkcore, avec Enabler et leur album La Fin absolue du monde (cf. Cigarette Burns de John Carpenter). Eh bien j’avoue que ça m’a fait son petit effet, et c’est très bon pour le moral, bourré de rage et d’énergie. Et je dois dire que plus j’écoute, plus j’aime !

Quand j’ai dit à Gradlon que la chanson Voyou de Fauve me faisait pleurer, il m’a répliqué avec sa morgue habituelle qu’il préférait largement Psykick Lyrikah (même si ça n’a rien à voir, mais ils ont été déjà comparés). Alors du coup je lui ai demandé de me faire écouter, et ça m’a plu, mais c’est le genre de musique qui s’écoute et donc ne marche pas très bien quand on passe une soirée entre copains. Du coup, rentrée chez moi j’ai demandé à mon revendeur albanais ce qu’il avait, et je suis repartie avec deux albums,  Des Lumières sous la pluie et Jamais trop tard. J’écoute en ce moment le premier, et sur la première chanson, Psykick Lyrikah me prend par les sentiments en faisant un morceau entier consacré à la littérature bourré de référence à de beaux titres. Psykick Lyrikah, c’est un rap introspectif, contemplatif, mélancolique, avec un beau talent poétique. Par contre il y a sacrément de quoi déprimer. Mais une très jolie découverte, merci Gradlon !

 

Sciences et bizarreries

Sur la chaîne Youtube e-penser, on peut regarder les petites émissions de la série élégamment intitulée Breaking Balls, qui abordent avec humour des problèmes scientifiques plutôt ardus.

Mais mon gros coup de cœur, c’est la chaîne d’Axolot, et surtout son site Internet. Il s’est fait une spécialité d’étonner ses lecteurs. Et il y parvient avec brio. Je vous convie à lire cet article qui raconte des histoires tout bonnement incroyables… mais vraies !

http://www.axolot.info/?p=1682

 

Et vous allez me dire, et la lecture alors ! Effectivement, je lis très peu en ce moment (à part la presse et les blogs !), honte à moi, mais promis, je vais m’y remettre. J’ai commencé Fééries pour les ténèbres de Jérôme Noirez, j’en reparlerai.

 

Bonnes découvertes à vous, et parlez-moi des vôtres !