Archive mensuelles: septembre 2014

Nourritures spirituelles

En ce moment, je rêve beaucoup de nourriture, des pâtisseries et des desserts surtout.  Selon monsieur Moire, cela signifie que mon esprit se nourrit bien. Alors en vous souhaitant de rêver vous aussi de tartes au citron et de mini-éclairs, voici mes coups de cœur de la semaine.

 

Musique

L’autre jour, j’ai renoué avec un vieux rituel plein de charmes : j’ai pris le bus et je me suis promenée au hasard en centre-ville, en entrant de façon plus ou moins aléatoire dans diverses boutiques. J’ai donc acheté entre autres choses, sur un petit coup de tête, l’album Scarlet’s Walk de Tori Amos. C’était chouette de revenir à la maison et de prendre le temps d’écouter l’album en regardant la pochette.

J’aime la photo de couverture, et tout ce qu’elle évoque.

J’aime la carte des États-Unis, où des trajets en couleur sont légendés selon les chansons auxquels ils correspondent. Un véritable périple sur les routes, comme je rêve d’en faire.

Tori Amos, c’est doux sans être suave, rêveur sans être niais, lumineux, et aussi un peu mélancolique et nostalgique.

 

Littérature

 aliss

Ce livre patientait sur mon étagère depuis près d’un an, et pis un jour, je l’ai tiré de son refuge et je l’ai lu à toute vitesse. Aliss, de Patrick Sénécal. C’est écrit à la première personne, une jeune fille de dix-huit ans, dans un style très oral. Pour une Française, batince, c’était ben fun, j’avais l’impression de lire un livre en argot, et j’ai appris plein d’expressions québécoises. Cette histoire met à mal votre bon gros sens et vous envoie dans un monde qui ressemble au nôtre, dans un miroir déformant. C’est pas pantoute pour les enfants, et vous attendez pas à trouver ça plate. Astheure j’y pense toujours.

Il faut avoir du guts pour s’enfoncer dans les ténèbres avec Aliss. C’est violent, saignant, pornographique. Les références à Lewis Carroll sont partout, mais toujours discrètes, subtiles.

La fin est quasi extraordinaire, juste et un brin grinçante, elle vous laisse danser d’un pied sur l’autre.

Et de façon inattendue, on retrouve un personnage de 5150 Rue des Ormes… (si vous ne voulez pas de spoilers, ne cherchez rien sur ces deux bouquins sur Internet)

Un GRAND bouquin. Si vous vous posez les bonnes questions.

 

Jeux vidéo

J’ai presque terminé Skyrim, du moins la version sans extensions, et j’ai vu poindre un brin de lassitude. Et puis, dimanche dernier, je me suis rappelé que Skyrim n’était pas le seul RPG du monde, et que grâce à Steam, je pouvais en acheter un autre, MAINENANT ! Ni une, ni deux, je vais sur Steam, et là je tombe sur une chouette promo ! J’achète donc Kingdoms of Amalur : Reckoning. On me promet un RPG dans un très grand monde ouvert avec plein de quêtes et un super style de combat facile et intuitif. Pour le peu que j’ai avancé, c’est vrai.

Et regardez-moi ce super Elfe beau gosse qui me sert d’avatar :

elfe

(c’est un vilain voleur)

J’aime la rapidité des combats, la possibilité d’enchaîner des combos et de mixer très facilement magie et coups, et de changer d’arme sans se prendre la tête. Les combats sont véritablement épiques, avec de belles animations, sans faire ramer mon PC. Le monde est riche, plein d’histoires, plein de personnages, les graphismes plutôt jolis. Tout pour un jeu immersif pour celles et ceux qui comme moi, aiment incarner un personnage et plonger dans une histoire sans être forcément très doués aux jeux vidéo.

 

Voilà pour cette fois, en espérant que cette sélection vous a plu !

Consommer responsable – Les cosmétiques

Après avoir jeté en vrac quelques pistes dans cet article pour des achats alimentaires plus éclairés dans notre monde de supermarchés, je voulais aujourd’hui vous parler rapidement de ce qu’on peut faire au niveau des cosmétiques.

Se faire plaisir, c’est important, mais à quel prix ?

Depuis le mois de juillet, j’ai écris une centaine de fiches beauté pour mon boulot de rédactrice freelance. Alors je ne suis pas pour autant devenue une experte sur le sujet, mais ça m’a amené à m’interroger sur ma propre consommation de produits cosmétiques (je précise que je n’ai jamais été très investie dans ce sujet, mais un petit peu plus qu’il y a quelques années, l’âge me rendant plus coquette ;). Et j’en ai tiré deux conclusions.

La première, c’est que le monde des cosmétiques déploie des trésors d’imagination pour nous faire acheter tout et n’importe quoi. Et en plus de cela, on nous vend ironiquement des produits censés contrer l’effet « agressif »… d’autres produits. De nombreuses substances sont nocives pour l’environnement, à cause des procédés de fabrication ou de la manière dont elles se retrouvent dans la nature par la suite. Sans parler des tests sur les animaux, que je réprouve complètement quand c’est à des fins cosmétiques (je peux difficilement être contre quand il s’agit de la recherche médicale).

La deuxième conclusion, qui découle de la première, c’est que la meilleure méthode à la fois pour notre portefeuille, pour la beauté de notre peau et de nos cheveux, pour notre santé, et pour la planète, c’est de réduire drastiquement la liste de ses cosmétiques. Et de bien choisir ceux qui restent.

Pour moi, la norme est devenue d’acheter des produits labellisés Ecocert, qui portent également dans la majorité des cas le label Cosmebio, sans doute parce que le cahier des charges est pratiquement le même. A priori ces normes sont strictes, ces labels dépendent respectivement du ministère de l’agriculture et de l’industrie. J’ose croire qu’ils sont fiables.

L’exemple des silicones

(grandement inspiré par cet intéressant article)

Les shampoings et masques du commerce pour les cheveux secs contiennent presque tout des silicones. Or, si les silicones (dérivés pétroliers) permettent de « colmater » les brèches d’un cheveu abîmé, ils finissent par l’étouffer, car… on ne s’en débarrasse pas si facilement. Donc, si à court terme l’effet est immédiat, à long terme, les cheveux et le cuir chevelu risquent de plus absorber les graisses… et donc de nécessiter un lavage plus fréquent. De là à dire que les labos qui ont conçu les formules le savaient… il n’y a qu’un pas. En plus, ces substances sont très longues à se dégrader dans la nature.

Les produits bios n’en contiennent pas.

Miser sur les huiles végétales et les huiles essentielles

La rédaction de fiches beauté ayant fini par me donner des idées, j’ai eu envie de tester quelques produits. Et je crois avoir trouvé le bon combo.

Pour le gel douche et le shampoing, j’ai fini par délaisser la notion de produits deux en un offrant un « soin ». À mon sens, la douche, c’est trop rapide pour se faire un soin. J’ai préféré revenir aux basiques. J’ai donc acheté un shampoing et un gel douche Green For Health en format économique 500 ml, 13€ la bouteille. La senteur est subtile et épicée, très agréable. Comme la plupart des produits bios, le shampoing ne mousse pas beaucoup. Mon conseil : appliquer une première fois en petite quantité, rincer rapidement, en remettre. ça mousse beaucoup plus !

gel-douche-zen-bio-cedre-et-epices-500-ml-green-for-health_1

Pour le soin des cheveux et de la peau, j’ai décidé de n’en utiliser qu’un seul. J’ai commencé par l’huile d’argan, malheureusement en tout petit flacon de 30 ml, mais non seulement c’est bio et Ecocert, mais le produit bénéficie aussi du label commerce équitable ! Les gens sont souvent surpris et déçus quand ils achètent ce genre de produit : bien souvent, les huiles végétales pures ne sentent pratiquement rien. Alors, puisque le parfum fait partie du plaisir et de la relaxation supposés aller avec l’application d’un soin cosmétique, mon conseil est d’acheter un flacon d’huile essentielle de sa senteur préférée, et d’en verser une ou deux gouttes dans son huile végétale. Les huiles essentielles sont chères, mais s’utilisent avec beaucoup de parcimonie, donc je pense que ça vaut le coup.

argan

J’ai testé l’huile d’argan en premier, mais il faut savoir que l’on peut trouver des huiles végétales bien moins coûteuses, comme l’huile d’amande douce, qui se trouve même en format 1 litre. Petite recommandation : choisir des huiles pures (juste de l’huile, quoi), et de préférence pressées à froid.

Pour la peau, ces huiles s’appliquent en massage, le soir avant de se coucher de préférence, pour le côté détente. Pour les cheveux, il faut en imprégner les longueurs en prenant soin de ne pas toucher au cuir chevelu, et laisser poser trente minutes avant de faire son shampoing.

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J’en conviens, cet article était un peu inhabituel par rapport à ce que je blogue d’habitude, mais j’espère qu’il vous a plu quand même ! :)